LMH refuse les économies au détriment des locataires !

REFUSONS LES ÉCONOMIES AU DÉTRIMENT DES CLIENTS LOCATAIRES !

Madame, Monsieur,

Suite à l’élection présidentielle de mai 2017, le nouveau gouvernement travaille, depuis juin, à plusieurs grandes réformes dont l’une d’elles concerne le logement.
Une loi devrait donc être présentée et votée début 2018 afin de fixer les grandes lignes d’une stratégie en faveur du logement pour les prochaines années.

Toutefois, les premières mesures annoncées, notamment dans le Projet de Loi de Finances 2018, nous inquiètent.
Au lieu de répondre aux besoins urgents en matière de logement (constructions neuves, réhabilitations thermiques, renouvellement urbain pour améliorer le cadre de vie), ces premières annonces laissent entrevoir que nous n’aurions plus les moyens de mener ces projets.

Trois mesures seraient de nature à fragiliser LMH et l’ensemble des bailleurs sociaux :
- La baisse de l’APL de 5 euros pour tous les allocataires à compter du 1er octobre 2017 qui représente un risque de perte financière de 1,2 million d’euros pour LMH,
- Une baisse de loyer comprise entre 50 et 100 euros, par mois, en fonction de la situation des allocataires qui entrainerait une perte de 19 millions d’euros pour LMH,
- Le gel des loyers 2018 qui représenterait un manque à gagner d’1 million d’euros pour LMH.
Au total, ce serait la perte de plus de 20 millions d’euros de fonds propres.

Une perte qui ne nous permettrait plus d’emprunter pour construire des logements neufs dont la métropole de Lille a un criant besoin, de réhabiliter nos résidences les plus anciennes qui ont besoin d’une meilleure isolation et de meilleures conditions de confort et plus généralement d’en assurer l’entretien.

Concrètement, ces 19 millions d’euros représenteraient dès 2018 :
- 1 130 constructions neuves en moins, soit l’équivalent de plus de trois années d’activité,
- ou 3 166 réhabilitations en moins, soit l’équivalent de 10 années d’activité,
- ou la diminution de 75% du budget annuel dédié à l’entretien des résidences.

Pour LMH comme pour ses clients locataires, ces différentes mesures ne vont pas dans le bon sens : ne plus pouvoir entretenir nos logements serait clairement une atteinte à votre qualité de vie et à votre environnement quotidien.
Par ailleurs, ne plus construire nous empêcherait d’assurer le parcours résidentiel et les mutations auxquels chacun aspire.

C’est pourquoi LMH vous sensibilise et se mobilise pour conserver les moyens de remplir ses missions : fournir un logement confortable au meilleur coût, proposer des mutations quand l’évolution de la composition du foyer l’exige, développer sa qualité de service pour répondre à vos besoins au quotidien.
Si dans un contexte économique difficile, chacun doit faire des efforts, ils doivent être proportionnés et ne pas reposer sur un secteur aussi sensible et stratégique que le logement, ni sur les Français les plus modestes.

Refusons les économies au détriment des clients locataires et défendons ensemble le logement social, c’est notre bien commun !

Didier Manier
Le Président de LMH

QUE SIGNIFIE CETTE BAISSE DES LOYERS QUI SERAIT IMPOSÉE AUX ORGANISMES HLM ?

Le gouvernement entend imposer aux seuls organismes Hlm une baisse mensuelle des loyers, comprise entre 50€ et plus de 100€ selon la composition familiale, aux foyers occupant un logement conventionné.
Cette baisse des loyers vise, en fait, à baisser les APL dont bénéficient les locataires.
A LMH, 81% des logements seraient concernés soit parce que ce sont des foyers bénéficiant de l’APL, soit parce que ces foyers disposent de ressources inférieures à des plafonds fixés récemment par le gouvernement.
Ces mesures représentent pour LMH une baisse annuelle des loyers de 19 millions d’€.


QUE REPRÉSENTENT EN ACTIVITÉS CES 19 MILLIONS D’EUROS DE BAISSE DES LOYERS À LMH ?

Lorsqu’un organisme HLM construit des résidences, réhabilite des logements ou programme des travaux d’entretien et de maintenance, cela engendre des coûts.
Ce coût est financé de la part de l’organisme HLM par un emprunt auprès des banques et par la mobilisation de fonds propres correspondant à de la trésorerie.
19 millions d’€ en moins par an représente donc 19 millions d’€ en moins pour toutes ces activités.

Concrètement
Un logement construit par LMH coûte en moyenne 140 000€. LMH consacre en moyenne 12% de ce coût (soit 16 800€) à l’apport de fonds propres, le reste du financement étant composé par des emprunts auprès des banques et de subventions.
19 millions d’€ / par 16 800€ = cela équivaut à 1 130 logements que LMH ne pourra plus financer demain en fonds propres, soit l’équivalent de 3 années et demi d’activités de construction.
Ce sont autant de logements neufs qui ne seront plus construits et autant d’accès au logement en moins pour les locataires.
Moins nombreux seront les locataires à accéder à un logement, pour un premier logement ou dans le cadre du parcours résidentiel.

Autre exemple : les réhabilitations de résidences.
Sur un coût moyen de 50 000€ au logement et selon toujours un % d’apport en fonds propres de 12% selon notre modèle économique, ces 19 millions d’€ / 6 000€ = 3 166 logements que nous ne pourrions plus réhabilités, soit l’équivalent de près de 10 années d’activités.
Cela signifie pour les locataires de ces 3 166 logements qu’aucune dépense n’interviendra notamment en réhabilitation thermique : ces logements non réhabilités ne permettront pas de baisser les consommations de chauffage et donc les charges locatives.
Derrière la baisse des loyers se cachent donc une annulation des réhabilitations et une incapacité à baisser les consommations énergétiques : les locataires perdent du pouvoir d’achat!

Dernier exemple
Concernant les dépenses de maintenance : ces 19 millions d’€ représenteraient l’équivalent de 75% du budget annuel de la maintenance globale (EC, GE et TIPP) de LMH en 2016.
Cela signifie que les trois quart des travaux habituels d’entretien et de maintenance dans les logements (revêtements de sols) et dans les résidences (les ascenseurs) seront supprimés.

Sauvons le logement social : signez la pétition !
Durant le Congrès Hlm de Strasbourg, des élus locaux ont lancé une pétition "Sauvons le logement social", qui réaffirme leur volonté de protéger durablement les locataires, le patrimoine Hlm, les capacités d'investissement des bailleurs et l'emploi local face à la stratégie logement du Gouvernement.

Signez la pétition !